DÉFINITION
La chirurgie intime s’adresse aux femmes qui, à différents moments de leur vie, ressentent une gêne, un inconfort ou un décalage entre leur corps et la façon dont elles le vivent.
Qu’il s’agisse des effets du temps, des variations hormonales, d’une grossesse, d’une perte de poids ou simplement d’une morphologie personnelle, certaines modifications de la zone intime peuvent impacter le bien-être physique, la confiance en soi ou la qualité de vie au quotidien.
Dans un cadre médical respectueux, confidentiel et personnalisé, la chirurgie intime propose des solutions adaptées, alliant approche fonctionnelle et esthétique, toujours dans l’objectif de rétablir confort, harmonie et sérénité, en tenant compte de l’histoire et des attentes de chaque femme.
L’hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres notamment par rapport à celle des grandes lèvres. Ainsi en position debout les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire, ce qui fait dire aux patientes qu’elles ont des petites lèvres « pendantes ». L’hypertrophie est le plus souvent bilatérale conservant l’asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale. Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (hypertrophie primaire juvénile) mais il peut survenir après un accouchement ou à la ménopause (hypertrophie secondaire par vulvoptose ou fausse hypertrophie dont le traitement n’est pas alors celui de l’hypertrophie classique). Bien souvent les petites lèvres vont présenter une hyperpigmentation due aux frottements dans la lingerie. Parfois, l’hypertrophie se prolonge en avant réalisant des replis de part et d’autre du clitoris. L’hypertrophie des petites lèvres entraîne souvent une gêne vestimentaire (port de jean serré, de string, de maillot de bain moulant) ou lors de la pratique de certains sports (bicyclette, équitation, varappe).
La gêne est variable lors des rapports sexuels, moins physique (interposition des petites lèvres lors de la pénétration) que psychologique (gêne à se dénuder devant un partenaire). Parfois cette hypertrophie est responsable de mycoses à répétition. Ces troubles peuvent justifier la prise en charge par l’assurance maladie dans les cas les plus importants.